Quand un éditeur SaaS vous dit qu'il est « souverain », « hébergé en France », « conforme RGPD », qu'en faites-vous au juste ? La plupart du temps, vous cochez la case dans le bordereau d'achat et vous passez à autre chose. C'est dommage, parce que ces choix-là changent la vie de votre commune, de votre association ou de votre musée le jour où un problème surgit — pas quand tout va bien. Cet article démonte le mot « souveraineté » et regarde concrètement, en cas d'incident, de litige ou de changement de prestataire, ce que cela apporte (ou pas) à un client de Wilder Labs.
Tous les produits Wilder Labs (LiveQuest, Museo, Sallia, HAZOP) tournent sur des serveurs localisés en France, chez un hébergeur européen indépendant des grands clouds US (OVHcloud / Scaleway selon les services).
Concrètement, cela signifie trois choses pour vous :
En clair : si demain un agent administratif vous demande de prouver que les données de vos administrés ne quittent pas la France, vous pouvez le faire en deux minutes.
C'est la question qu'on ne pose jamais en démo commerciale, et qu'il faut toujours poser. Cinq fournisseurs SaaS sur dix qui démarrent aujourd'hui ne seront plus là dans cinq ans. Comment vous protéger ?
Trois mécanismes concrets, prévus dans nos CGU et notre architecture :
Wilder Labs maintient deux forges logicielles Gitea sur infrastructure française : une instance de développement sur réseau privé Wilder Labs et une instance miroir hébergée chez OVHcloud (Roubaix). Le code source de nos applications est répliqué automatiquement entre ces deux instances à chaque modification, en moins de 5 secondes.
Aucune dépendance à GitHub (ou autre forge logicielle américaine). La chaîne complète — édition, revue, intégration continue, signature, déploiement — passe exclusivement par des serveurs français.
Ce code n'est pas « open source » au sens licence libre — mais il est archivé, signé GPG, et récupérable en cas de cessation d'activité, dans des conditions précisées au contrat.
Tous nos produits proposent un export complet et standard de vos données :
| Produit | Format d'export |
|---|---|
| LiveQuest | JSON + médias (zip) |
| Museo | CSV (notices) + JSON (collections) + médias |
| Sallia | PDF (réservations, conventions, EDL) + CSV |
| HAZOP | Excel multi-onglets + PDF rapport |
Pas de format propriétaire, pas de blocage. Vous pouvez exporter votre base maintenant, sans nous demander, depuis votre interface admin. C'est la première condition de la réversibilité — sans export, le reste n'est que paroles.
Pour les contrats au-delà de 24 mois (collectivités, gros adhérents), nous proposons un séquestre logiciel auprès d'un tiers de confiance (notaire ou Agence pour la Protection des Programmes). En cas de défaillance, le code source des produits est libéré sous licence d'exploitation pour le client.
C'est l'angle mort de 90 % des contrats SaaS. Vous signez, vous chargez 3 ans de données, et le jour où vous voulez partir vous découvrez que l'export est payant, partiel, ou techniquement inutilisable ailleurs.
Notre engagement :
Trois questions à poser à n'importe quel autre éditeur SaaS avant de signer :
Si la réponse n'est pas claire sur ces trois points, demandez-vous pourquoi.
Les grands SaaS US (Notion, Airtable, HubSpot, Salesforce…) ont tous le même modèle : tarif par siège utilisateur, par mois, indexé sur des fonctionnalités déverrouillables. C'est rentable pour eux, c'est imprévisible pour vous : vous démarrez à 10 €/mois, vous vous retrouvez à 400 €/mois dix-huit mois plus tard, le temps que l'association grandisse.
Wilder Labs facture autrement :
L'idée n'est pas qu'on soit moins cher (parfois on l'est, parfois non). L'idée est que vous savez exactement ce que vous allez payer dans 6 mois.
Cette partie est plus technique, mais elle concerne directement la sécurité de vos données. Quand un éditeur déploie une nouvelle version sur ses serveurs, comment vous assurez-vous que ce qui tourne en production est bien ce qui a été testé ? Que personne — ni un attaquant externe, ni un développeur indélicat — n'a inséré du code malveillant entre le développement et la mise en ligne ?
Réponse standard chez la plupart des éditeurs : « faites-nous confiance ». Chez Wilder Labs, depuis 2026, on apporte des preuves vérifiables :
Pour chaque application déployée (LiveQuest, Museo, Sallia, HAZOP…), notre processus suit cinq étapes systématiques :
L'équivalent du « coffre-fort logiciel » qui stocke ces images est hébergé sur un serveur Wilder Labs en France, pas chez Docker Hub (US) ou GitHub Container Registry (US). C'est une nuance qui passe souvent inaperçue mais qui comble une faille majeure : même si Docker Hub était compromis demain, nos applications continueraient à se déployer normalement, car elles n'en dépendent plus.
Quand un container démarre en production, il fonctionne avec le minimum de privilèges Linux possibles : aucune élévation de privilège possible (no-new-privileges), aucune capability Linux (cap_drop: ALL). En clair : même si un attaquant trouve une faille dans l'application et réussit à exécuter du code, il reste confiné dans le container, sans pouvoir agir sur le système hôte.
Concrètement, cela signifie qu'il est cryptographiquement impossible qu'un attaquant remplace une de nos images par une version vérolée sans qu'on s'en aperçoive immédiatement. C'est le même mécanisme que celui utilisé pour les mises à jour de votre smartphone — appliqué à votre SaaS.
Vous pouvez vérifier vous-même cette signature avec une commande standard de l'outil open source Cosign. Notre clé publique est consultable directement à l'adresse wilderlabs.fr/.well-known/cosign.pub. C'est l'inverse exact du « faites-nous confiance » : nous vous donnons les outils pour ne pas avoir à nous faire confiance.
Très peu d'éditeurs SaaS de notre taille mettent en place une chaîne aussi complète. C'est pourtant le strict minimum attendu pour des outils qui manipulent des données personnelles et des paiements.
Dernier point, le plus banal et le plus important. Wilder Labs est une micro-entreprise française détenue à 100 % par son fondateur, basée dans la Vienne. Pas de levée de fonds, pas d'investisseur US, pas de conseil d'administration distant.
Ce qui veut dire :
Ce n'est pas spectaculaire. C'est simplement la façon dont devraient fonctionner les outils métier des collectivités, des associations et des petits musées : un interlocuteur qu'on peut joindre, un cadre juridique qu'on comprend, une infrastructure dont on connaît l'adresse.
Avant de signer avec n'importe quel SaaS — Wilder Labs ou un autre — posez-vous ces six questions :
Sur ces six questions, Wilder Labs répond : France, non, oui, oui, séquestre + export gratuit, non.
20 minutes en visio : on vous montre l'export en live depuis l'admin, on partage le contrat de séquestre, on répond à vos questions juridiques.
contact@wilderlabs.fr →Guillaume Richard, fondateur de Wilder Labs. 20 ans d'expérience applicative, basé dans la Vienne (86). contact@wilderlabs.fr